A l’occasion de la Journée mondiale du don de sang, le Tchad a donné un signal fort en faveur de la solidarité nationale. Célébré officiellement le 14 juin, cet événement planétaire rappelle chaque année qu’un geste simple et gratuit peut sauver des vies par milliers.
À N’Djamena, les locaux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont accueilli une vaste opération de collecte, organisée avec l’appui du ministère de la Santé publique et du Centre national de transfusion sanguine. De nombreux membres du personnel des Nations Unies y ont pris part, répondant à un appel urgent, celui d’un don volontaire et régulier.
Car les besoins, eux, ne faiblissent pas. Hémorragies obstétricales, anémies infantiles sévères, urgences chirurgicales…Chaque jour, au Tchad, des vies reposent sur la disponibilité des produits sanguins. « Chaque don est une expression de compassion et de responsabilité collective », a déclaré Dr François Batalingaya, coordonnateur résident du système des Nations Unies. Saluant une mobilisation grandissante, il a toutefois rappelé l’impératif de « fidéliser les donneurs pour garantir un approvisionnement régulier ».
Le gouvernement tchadien, par la voix de la ministre déléguée à la Santé publique, Dr Colette Ngabéré, a réaffirmé sa volonté de renforcer les services transfusionnels. « L’objectif est d’ancrer solidement une culture du don, au-delà d’une simple journée », a-t-elle souligné, avant d’ajouter « Il suffit d’une heure pour donner son sang, et ce geste peut sauver jusqu’à trois vies. »
Placée sous le thème « Une goutte d’humanité. Donnez votre sang. Sauvez des vies », cette édition 2026 aura illustré une vérité essentielle, donner son sang, c’est offrir le don de la vie. Un élan de générosité qui, au Tchad, ne cesse de gagner du terrain.
