À quelques jours du coup d’envoi de la compétition, plusieurs incidents liés à l’entrée sur le sol américain de participants et d’accompagnateurs alimentent les critiques contre les restrictions migratoires en vigueur aux États-Unis.
A Genève, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a exhorté Washington à réexaminer l’application de sa politique migratoire dans le cadre de la Coupe du monde 2026. Il a jugé nécessaire d’évaluer en profondeur ses conséquences sur les droits humains et la dignité des personnes.
Alors que les États-Unis s’apprêtent à coorganiser le tournoi avec le Canada et le Mexique, Volker Türk a plaidé pour une réflexion sur les mesures actuellement en place.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs difficultés d’accès au territoire américain ont suscité l’émoi. Le cas le plus médiatisé est celui de l’arbitre somalien Omar Artan, refoulé à l’aéroport de Miami malgré un visa en règle, selon les autorités somaliennes. Le Département d’État américain a confié à la presse française que l’intéressé était lié à des personnes soupçonnées d’appartenir à des organisations terroristes. La FIFA a depuis écarté l’arbitre de la compétition.
Selon plusieurs médias, des membres de la délégation irakienne ont également connu des déboires administratifs à leur arrivée. L’attaquant Aymen Hussein aurait été retenu plusieurs heures dans un aéroport américain, tandis que le photographe officiel de la sélection se serait vu refuser l’entrée, visa valide nonobstant.
La sélection iranienne, elle, a bien obtenu les visas nécessaires pour participer au tournoi, mais plusieurs accompagnants dont le président de la fédération Mehdi Taj n’ont pas reçu d’autorisation d’entrée. Téhéran a par ailleurs dénoncé la suppression d’une partie du quota de billets destiné à ses supporters.
Interrogée par la presse française, la FIFA a rappelé qu’elle n’intervenait pas dans les procédures d’immigration, lesquelles relèvent du pays hôte.
La politique migratoire américaine est sous haute surveillance depuis le rétablissement, par l’administration du président Donald Trump, de restrictions visant plusieurs nationalités, à quelques jours de l’ouverture du plus grand événement footballistique organisé sur le sol américain depuis 1994.
