L’Assemblée législative de Transition du Burkina Faso a adopté, à l’unanimité ce lundi 9 février 2026, le projet de loi abrogeant l’ensemble des textes régissant les partis politiques. Cette décision constitue l’aboutissement législatif du décret pris par le gouvernement le 29 janvier dernier, prononçant la dissolution de toutes les formations politiques.

La loi adoptée met définitivement fin à trois piliers du pluralisme institutionnel : la Charte des partis politiques (2001), ainsi que les lois de 2009 relatives au financement public de ces formations et au statut de l’opposition politique. Le pouvoir justifie cette dissolution générale par un impératif d’unité nationale, arguant que la suspension des activités partisanes est nécessaire pour renforcer la cohésion sociale et la sécurité du pays, miné par la violence jihadiste.

Dans le sillage de cette refondation politique, les avoirs et biens des partis dissous sont intégralement dévolus à l’État. Cette mesure s’inscrit dans une volonté affichée de réformer en profondeur la gestion des affaires publiques.

Avec cette décision, le Burkina Faso rejoint ainsi ses voisins du Sahel, le Mali et le Niger, ayant précédemment pris des mesures similaires pour suspendre ou strictement encadrer l’activité des partis politiques dans un contexte sécuritaire dégradé.

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