L’association tchadienne des sages-femmes et maïeuticiens (ATSMM) a tenu son assemblée générale élective, ce samedi au Centre d’Étude et de Formation pour le Développement (CEFOD). Cette rencontre a été marquée par le bilan d’une mandature et l’élection de nouvelles instances dirigeantes.

En ouverture de séance, la présidente sortante, Mme Salamatou Gody, a présenté ses vœux à l’ensemble de la profession. Elle a salué le soutien « multiforme » des plus hautes autorités du pays et remercié le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), « fidèle partenaire » de l’association. Mme Gody a souligné l’accompagnement constant de l’UNFPA, « de l’élaboration et la validation des textes réglementaires à la reconnaissance de l’ordre national des sages-femmes ».

Dans son allocution, la présidente a rappelé le rôle central des sages-femmes. « Elles sont les actrices principales de la mise en œuvre des politiques de santé maternelle et infantile, en assurant une continuité des soins essentiels aux femmes, aux nouveau-nés, mais aussi à leurs familles et à la communauté », a-t-elle déclaré. Elle a insisté sur leur contribution à la protection des femmes et des enfants et à l’amélioration de la qualité des services de santé.

Le programme de la journée a inclus une présentation sur la profession de sage-femme, animée par Fatimé Mahamat Malloum, chargée des affaires de santé au projet SWEDD+. Elle a mis en lumière l’importance capitale de ce métier, rappelant que « l’accès à des soins de qualité avant, pendant et après l’accouchement, notamment au moment de la naissance, est un droit fondamental universel ». Un suivi qualifié, a-t-elle argumenté, est décisif pour la santé de la mère et de l’enfant. Elle a également défini la profession comme une contribution majeure à la « socialisation professionnelle de santé ».

Les membres de l’association ont examiné le rapport d’activités et le bilan financier de l’année 2025, avant de débattre des perspectives futures.

À l’issue des travaux, deux nouvelles équipes ont été élues pour conduire les destinées de la profession :

· L’Ordre National des Sages-Femmes du Tchad sera désormais dirigé par un bureau de 11 membres, présidé par Mme Salamatou Gody, reconduite dans ses fonctions.
· L’Association Tchadienne des Sages-Femmes et Maïeuticiens (ATSMM) voit quant à elle son nouveau bureau de 11 membres placé sous la présidence du maïeuticien Ali Mahidé.

Cette double élection consacre une structuration renforcée de la profession, à un moment où son rôle dans le système de santé tchadien est plus que jamais reconnu comme stratégique.

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