Les troupes gouvernementales annoncent avoir libéré la deuxième ville de l’État après une offensive contre les Forces de soutien rapide (FSR), levant un blocus paramilitaire qui paralysait la région depuis janvier 2024.
L’armée soudanaise a annoncé, lundi, avoir brisé le siège de Dilling, imposé depuis deux ans par les forces paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR). Une opération militaire présentée comme décisive qui a permis la reprise de la deuxième plus grande ville de l’État du Kordofan du Sud.
Dans un communiqué, le commandement militaire a fait état d’une « opération réussie » ayant abouti à la « défaite et à la destruction » des unités des FSR dans le secteur. L’armée affirme leur avoir infligé de « lourdes pertes » humaines et matérielles, et promet de « poursuivre le nettoyage du territoire » jusqu’au rétablissement complet de la sécurité.
Selon des témoins sur place, les troupes régulières sont entrées dans la ville après des combats contre les FSR et leur allié, le Mouvement de libération du peuple du Soudan-Nord. Leur arrivée a été saluée par de nombreux habitants, sortis massivement pour les accueillir. Sur les réseaux sociaux, des soldats ont diffusé des images de célébrations communes entre militaires et civils.
Les FSR, qui maintenaient un blocus paralysant sur Dilling depuis janvier 2024, n’ont pas réagi dans l’immédiat à cette annonce.
Ce revers pour les paramilitaires intervient dans un conflit plus large qui les oppose à l’armée nationale depuis avril 2023, un affrontement qui a déjà fait des milliers de morts et des millions de déplacés.
À ce jour, les FSR contrôlent les cinq États de la région du Darfour occidental, à l’exception de poches de résistance au Darfour-Nord. L’armée, elle, tient la majorité des territoires dans les treize autres États, dont la capitale Khartoum. La reprise de Dilling marque une avancée significative pour les forces gouvernementales dans le sud du pays.
