Ce samedi 20 décembre 2025, par un communiqué de presse, le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) a exprimé sa vive désapprobation à la suite de la déclaration du président national de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR), prononcée lors de l’ouverture du 7ᵉ congrès de son parti. Le parti au pouvoir dit avoir accueilli ces propos avec étonnement, d’autant plus que le Secrétaire général du MPS avait pris part à la cérémonie en qualité d’invité, en signe de considération envers un allié politique membre de la majorité présidentielle.
Dans son communiqué, le MPS rappelle que toute alliance politique, particulièrement celle ayant conduit à un soutien public au Président de la République lors de l’élection présidentielle de 2024, implique des devoirs fondamentaux, notamment la loyauté, la cohérence et la solidarité gouvernementale. Selon le MPS, le ton accusateur et les sous-entendus contenus dans le discours du président de l’UNDR s’apparentent davantage à une posture ambiguë qu’à une contribution constructive au débat public.
Abordant la question des accusations de népotisme et de nominations claniques, le MPS rejette catégoriquement ces allégations qu’il juge infondées et irresponsables. Il souligne que le Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, assume pleinement ses décisions et n’est soumis à aucune influence clanique ou familiale. Le parti rappelle également que l’UNDR bénéficie d’une représentation significative au sein des institutions de la République, y compris au Gouvernement, ce qui rend ces accusations d’autant plus incohérentes.
Concernant la remise en cause de l’Agence Nationale de Gestion des Élections (ANGE), le MPS se dit perplexe face à une telle position, rappelant que l’UNDR a activement participé à la mise en place de cette institution et y dispose de représentants, tout comme au Conseil constitutionnel. Pour le MPS, critiquer publiquement une institution à laquelle on a contribué, sans propositions claires ni remise en question interne, ne peut que fragiliser la confiance des citoyens dans le processus démocratique.
Enfin, le MPS déplore la réouverture d’épisodes sensibles du passé, notamment ceux liés aux événements de Mongo, estimant qu’une telle démarche risque de raviver des tensions alors que le pays œuvre pour la réconciliation nationale et la stabilité. Le parti appelle le président de l’UNDR à lever toute ambiguïté sur sa posture politique et à choisir clairement entre la majorité et l’opposition, réaffirmant que « le temps des ambiguïtés est révolu » et que seule une position claire et responsable peut servir l’intérêt général et la cohésion nationale.
