Dans un revirement spectaculaire, le président Donald Trump a prodigué des éloges à Zohran Mamdani, le nouveau maire élu de New York, à l’issue de leur première rencontre en tête-à-tête dans le Bureau ovale, ce vendredi. Après des mois de campagne à présenter ce dernier comme une menace pour la ville, Trump a au contraire salué un dialogue « constructif » et des objectifs communs.

« J’ai toute confiance en sa capacité à bien faire son travail », a déclaré le président américain, ajoutant, non sans surprise : « Je pense qu’il va surprendre certaines personnes conservatrices. »

Cette rencontre marquait un contraste saisissant avec la rhétorique incendiaire qui avait caractérisé la campagne municipale, où les deux hommes s’étaient mutuellement affublés des qualificatifs de « communiste » et de « despote ». Côte à côte, ils ont aujourd’hui échangé des sourires et des signes d’assentiment, soigneusement évitant les questions susceptibles de raviver leurs profonds désaccords.

Interrogé sur les propos d’une alliée républicaine qui avait traité Mamdani de « sympathisant de terroristes jihadistes », le président a fermement rejeté cette caractérisation, dépeignant au contraire le maire élu comme une « personne rationnelle ».

De son côté, Zohran Mamdani, qui deviendra en janvier le premier maire musulman de New York, a salué une discussion « productive ». Il s’est dit impatient de « travailler avec le président pour améliorer la vie des New-Yorkais », tout en reconnaissant que leurs divergences avaient été clairement exposées.

Cette détente, aussi surprenante soit-elle, pourrait s’avérer cruciale pour l’avenir de la métropole. Le président Trump avait en effet antérieurement menacé de retirer des milliards de dollars d’aides fédérales et même d’envoyer la Garde nationale dans la ville. L’apaisement des relations apparaît donc comme un impératif pour le futur maire, qui avait pourtant bâti sa campagne sur la promesse de résister à Donald Trump, qualifié de « menace pour la démocratie ».

Selon le président, ils se sont découverts « bien plus de points d’accord » que prévu, au point qu’il affirme se sentir « très, très à l’aise à l’idée de vivre à New York » sous l’administration Mamdani. Une déclaration qui résume à elle seule l’étendue du revirement opéré en cette journée de vendredi.

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