Après cinq jours d’échanges techniques et de renforcement de capacités, les experts de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ont clôturé la formation consacrée à l’utilisation de l’outil tchadien de gestion et de traitement des données du volet non standards (NSU) de l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM). Cette session a permis aux participants de partager leurs expériences, de se familiariser avec la plateforme développée par le Tchad et d’esquisser les bases d’un processus harmonisé de traitement des données NSU dans toute la sous-région.
Pour Yaya Mamadou, directeur des statistiques démographiques et coordonnateur de l’EHCVM au Tchad, cet outil représente une avancée majeure dans la fiabilité et la cohérence des données produites. Il a salué son potentiel à uniformiser les méthodes statistiques entre pays membres, garantissant des résultats comparables et de qualité. L’enjeu, selon lui, réside désormais dans l’appropriation de cette innovation par chaque État et dans son intégration effective aux pratiques nationales.
De son côté, le commissaire de la CEMAC, Nicolas Beyeme Nguema, a insisté sur la nécessité de renforcer le partage d’informations et la circulation des mises à jour entre les pays membres. Il a encouragé les techniciens à œuvrer de concert pour transformer les efforts d’harmonisation en actions concrètes, capables de faire du traitement des données un levier de développement régional.
