Autrefois citadelles du savoir et de l’excellence scolaire, les lycées publics tchadiens sont désormais perçus comme le symbole d’un système éducatif en pleine défaillance. Jadis, ces établissements formaient des élèves brillants, compétitifs et respectés sur la scène nationale et internationale. Aujourd’hui, ils peinent à maintenir ce niveau, laissant place à une image de déclin et d’échec généralisé.
Dans ce contexte, les établissements privés se sont imposés comme les nouveaux refuges de l’excellence. Ils attirent de plus en plus d’élèves, portés par l’espoir de bénéficier d’un meilleur encadrement pédagogique et de conditions d’apprentissage favorables. Mais cette option demeure hors de portée pour de nombreuses familles. Les enfants issus de ménages modestes, contraints de fréquenter les lycées publics, subissent directement les conséquences de ce délitement éducatif.
La situation interroge sur la responsabilité de l’État face à ce tableau préoccupant. Si les discours officiels louent encore l’excellence et l’avenir radieux de la jeunesse, la réalité sur le terrain semble en contradiction totale avec ces promesses. Faut-il alors considérer l’excellence comme un simple slogan politique, vidé de sens, ou existe-t-il une réelle volonté de redresser le système scolaire public et redonner espoir aux générations montantes ?
