La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a réagi avec gravité à la mort de Fulbert Mouanodji, directeur de cabinet du délégué général du gouvernement auprès de la province de l’Ennedi Est, survenue dans des circonstances troublantes. Dans un communiqué publié le 4 août, l’institution appelle les autorités judiciaires à ouvrir sans tarder une enquête impartiale afin de faire la lumière sur ce drame.
Retrouvé grièvement brûlé le 2 août à Abéché, chef-lieu de la province du Ouaddaï, Fulbert Mouanodji a succombé à ses blessures dans un contexte encore flou. Bien que le procureur général près la Cour d’appel d’Abéché, Saleh Ali Abderamane, ait écarté l’hypothèse d’un homicide au profit de celle d’un suicide, il a tout de même annoncé l’ouverture d’une procédure d’investigation.
Malgré l’inhumation rapide de la victime, une vive émotion continue d’agiter l’opinion publique. De nombreux internautes, rappelant une publication du défunt sur Facebook dans laquelle il affirmait être en danger quelques heures avant sa mort, réclament une autopsie et une transparence totale dans l’enquête. La CNDH, de son côté, insiste sur la nécessité de respecter les droits de la victime et de sa famille, en garantissant la manifestation de la vérité.
