Dans la soirée du samedi 3 août 2025, le siège du parti Les Transformateurs, communément appelé Balcon de l’Espoir dans le 7e arrondissement de N’Djamena, s’est transformé en un véritable lieu de mobilisation populaire. Militants, militantes et sympathisants, banderoles en main et front ceint de tissu aux couleurs nationales, se sont retrouvés dans une ambiance vibrante pour réclamer la libération immédiate de leur président, Dr Succès Masra, détenu depuis 79 jours. Les messages étaient clairs : « Trop, c’est trop », « Libérez Succès Masra », « Ce combat n’est pas celui d’un parti, mais de tout un peuple ». Des pancartes brandies par des sous-coordinations comme celle de « Convergence Justice-Égalité » affichaient une détermination sans faille.
L’atmosphère était électrisante, presque mystique. Des chants improvisés fusaient, portés par des voix jeunes et engagées, où la figure du leader enfermé était évoquée comme une étincelle toujours vive dans le cœur de chaque jeune, chaque femme, chaque citoyen épris de justice. Loin d’un simple rassemblement politique, la veillée a pris des allures de résistance collective, ponctuée de slogans percutants, de regards habités d’espoir, et d’une tension palpable, comme si le silence d’un peuple trop longtemps contenu se déversait enfin sans retenue.
Prenant la parole devant cette foule déterminée, le vice-président du parti, Dr Sitak, a surpris par son ton pastoral : « Je ne parle pas aujourd’hui en tant qu’homme politique, mais comme un serviteur de Dieu. Et je vous le dis : on ne peut pas emprisonner une jeunesse éveillée, on ne peut pas enfermer l’avenir d’un peuple ». Ses mots, empreints de foi et de gravité, ont résonné dans l’assemblée comme une prière pour la liberté et la justice. Plus qu’un meeting, c’était un cri du cœur, une communion militante portée par une seule exigence : la fin d’une détention jugée arbitraire, et la restitution d’un avenir qu’on ne veut plus bâillonné.
