Le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (#GCAP) dénonce vigoureusement les récentes décisions du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation visant à interdire les activités de WAKIT TAMA Section politique et du Mouvement Citoyen Le Temps. Dans un point de presse tenu cet après-midi du 30 juin 2025 au siège du Parti Les Patriotes situé à Bololo dans le 2ème arrondissement de N’Djamena, le GCAP fustige ce qu’il considère comme un abus manifeste de pouvoir, estimant que ces dissolutions traduisent une volonté délibérée du régime en place de faire taire les voix critiques et de fragiliser les acquis démocratiques au Tchad.
Selon les membres du GCAP, ces mesures s’appuient sur une interprétation abusive de l’ordonnance portant régime des associations. Ils rappellent que la dissolution d’une organisation ne peut se faire que dans le cadre strict de la loi, et uniquement sur la base de faits graves, établis par une décision judiciaire, et non par simple arrêté ministériel. Pour eux, exiger la redevabilité du gouvernement ou dénoncer les dysfonctionnements de la gouvernance ne saurait en aucun cas être assimilé à une menace pour la sécurité nationale.
Le GCAP appelle donc à l’annulation immédiate des arrêtés jugés arbitraires et invite les autorités à respecter les libertés fondamentales garanties par la Constitution. Il en appelle également à la mobilisation des citoyens et des partenaires internationaux pour faire barrage à ce qu’il qualifie de tournant autoritaire dangereux. À ses yeux, aucune nation ne peut aspirer à une stabilité durable sans une société civile libre, active et indépendante.
