Après quatre jours passés au contact direct des réalités locales, la mission gouvernementale de haut niveau a présenté, ce jeudi 5 février 2026 à Abéché, les résultats de son séjour dans la province du Ouaddaï. La rencontre, organisée dans un hôtel de la ville, a réuni autorités administratives et sécuritaires, chefs traditionnels, leaders communautaires, jeunes et acteurs de la société civile, tous venus écouter et échanger autour des enjeux de paix et de sécurité qui préoccupent les populations.
Autour de la table figuraient plusieurs hautes personnalités de l’État, dont le ministre secrétaire particulier adjoint du Président de la République, Alio Abdoulaye Ibrahim, les responsables de la Police et de la Gendarmerie nationales, ainsi que le commandant des forces mixtes Tchad–Soudan.
Cette étape de restitution est venue clore une mission conduite sous la coordination du ministre de la Défense et des Anciens combattants et Victimes de guerre, le général Issakha Malloua Djamouss, agissant au nom du ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration.
Prenant la parole, le délégué du Gouvernement auprès de la province, le général Ismaël Yamouta Djorgo, a rappelé que l’objectif principal de la mission était avant tout d’écouter les populations, de comprendre leurs inquiétudes et de proposer des solutions adaptées pour renforcer la cohésion sociale.
Le ministre de la Défense a, pour sa part, salué l’accueil réservé à la délégation et souligné les efforts déjà accomplis sur le terrain, notamment les opérations de sécurisation ayant permis de réduire certaines menaces. Il a aussi attiré l’attention sur le dynamisme économique d’Abéché, appelant chacun à la vigilance face aux risques liés à la circulation d’importantes sommes d’argent.
Les échanges ont également porté sur des sujets sensibles, comme la prolifération des armes blanches, vivement dénoncée par le ministre, qui a sollicité l’implication active des chefs traditionnels. La question des réfugiés a été abordée avec responsabilité, l’État réaffirmant son devoir de protection tout en restant attentif à toute situation pouvant menacer la sécurité collective. Enfin, un message fort a été adressé à la jeunesse, invitée à faire preuve de maturité, notamment sur les réseaux sociaux, et à devenir un acteur central de la paix et du développement. La rencontre s’est achevée sur une note d’espoir et d’engagement commun : faire du Ouaddaï une terre de vivre-ensemble, de stabilité et d’avenir partagé.
