Le 2 février 2008 reste, selon le Mouvement patriotique du salut (MPS), l’un des épisodes les plus critiques de l’histoire politique récente du Tchad.
Dans un communiqué rendu public, le parti au pouvoir depuis 1990 invite les Tchadiens à tirer les leçons de cette date marquante et à œuvrer, collectivement, au maintien de la paix et de la cohésion nationale.
Ce jour-là, rappelle le MPS, une offensive armée visant les institutions de la République a failli plonger le pays dans une instabilité généralisée. Les affrontements avaient entraîné de lourdes pertes en vies humaines, provoqué des déplacements massifs de populations et mis à rude épreuve le tissu social et l’unité nationale.
Pour le parti, le 2 février 2008 ne doit pas être réduit à un simple souvenir du passé. Il représente, selon lui, un rappel constant des effets dévastateurs de la violence politique et souligne l’impérieuse nécessité de préserver, en toute circonstance, la paix, la stabilité et l’unité du pays.
Dans un environnement régional fragilisé par des conflits persistants, notamment au Soudan, et face à des tensions sécuritaires aux frontières comme à l’intérieur du territoire, le MPS se dit préoccupé. Il dénonce la multiplication de propos jugés dangereux, notamment sur les réseaux sociaux, accusant certains acteurs de diffuser de fausses informations et d’encourager la haine, la division et l’escalade de la violence.
Le Mouvement patriotique du salut réaffirme que les conflits armés n’ont jamais constitué une réponse durable aux défis du Tchad. Selon le parti, l’histoire nationale démontre que la guerre n’a engendré que des souffrances, des régions meurtries et des générations affectées, rappelant que plusieurs tentatives de déstabilisation ont, par le passé, été fomentées depuis des pays voisins.
Enfin, le MPS rend hommage aux femmes et aux hommes, civils et militaires, tombés pour la défense de la République, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale. Cette prise de position intervient dans un contexte sécuritaire tendu, marqué récemment par des affrontements entre l’armée et des groupes rebelles dans la province du Moyen-Chari, le 13 janvier dernier, ayant causé plusieurs pertes humaines.
