Une réunion tripartite s’est tenue lundi pour désamorcer la crise, invitant les syndicalistes à attendre l’aboutissement d’un pacte de stabilité en cours de négociation.
Le ministre de l’Éducation Nationale et de la Promotion Civique, Dr Aboubakar Assidick Choroma, assurant également l’intérim de la Fonction Publique, a présidé, une réunion cruciale avec le Conseil Tripartite de Pilotage du Pacte de Stabilité Sociale et Économique. L’objectif est de répondre à la menace de grève lancée par la section de N’Djaména du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET).
Cette mobilisation syndicale, annoncée par voie de communiqué, vise à obtenir l’application du décret 2850 relatif au statut particulier des enseignants. Pour élargir le dialogue, la rencontre a également associé les membres du bureau exécutif national du SET ainsi que ceux de sa section locale.
Au cœur des discussions, le gouvernement a réaffirmé sa volonté de privilégier une résolution globale et transparente des tensions sociales. C’est dans cette optique qu’il a instauré le Conseil Tripartite, chargé de rédiger un pacte destiné à garantir une stabilité sociale et économique durable.
La position officielle, exposée à l’issue des échanges, est le processus de négociation du pacte étant en cours, un appel à la grève est jugé prématuré. Le gouvernement estime que l’ensemble des revendications, y compris celles des enseignants, sera examiné dans le cadre de cette enceinte de concertation. Il a donc appelé la section de N’Djaména à ne pas agir de manière isolée et à faire preuve de cohésion avec la démarche nationale.
Les parties se sont accordées sur une feuille de route précise. Le SET est invité à attendre la finalisation et la signature du pacte de stabilité. Ce n’est qu’après cette étape que des négociations pourront être engagées spécifiquement sur les points concernant les enseignants qui n’auraient pas été intégrés au document final.
Cette rencontre illustre la volonté des autorités de canaliser les revendications sociales vers un cadre structuré de dialogue, tout en appelant les syndicats à la patience jusqu’à l’aboutissement de ce processus.
