Le gouvernement tchadien a dénoncé, lundi, une incursion armée sur son territoire attribuée aux Forces de soutien rapide (FSR), l’une des factions en conflit au Soudan voisin. Cette opération aurait coûté la vie à sept soldats et fait plusieurs blessés dans l’Est du pays.
Dans un communiqué officiel, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat, a affirmé que ces éléments armés « ont pris pour cibles les Forces de défense et de sécurité ainsi que des civils », provoquant également « d’importants dégâts matériels ». Il a rappelé que « ce n’est pas la première fois » que les belligérants soudanais violent la frontière, causant morts et destructions.
N’Djamena évoque par ailleurs « de multiples violations de l’espace aérien national » par l’armée soudanaise, des actes qualifiés d’« agressions intolérables » et de « violations graves, manifestes et répétées » de sa souveraineté.
Face à ces événements, le Tchad a réaffirmé sa « stricte neutralité » dans le conflit soudanais et condamné « avec la plus extrême fermeté » ces attaques. « Le Tchad n’est partie prenante à aucun camp dans ce conflit et ne tolérera en aucune circonstance que cette guerre, exclusivement soudano-soudanaise, soit exportée sur son sol », a martelé le porte-parole.
Le gouvernement a lancé un ultime avertissement « solennel » aux auteurs de ces violences, prévenant que toute nouvelle agression « fera l’objet d’une riposte immédiate, vigoureuse et implacable ». Il a aussi demandé aux autorités soudanaises de cesser toute « propagande » susceptible d’attiser des tensions communautaires au Tchad.
Dans son communiqué, N’Djamena a présenté ses condoléances aux familles des militaires « tombés au champ d’honneur », assuré de son soutien aux blessés et affirmé que la situation était « totalement sous contrôle ». Les Tchadiens sont appelés à « la retenue et à la vigilance » face aux tentatives de manipulation et aux fausses informations.
Les autorités soudanaises n’ont pas encore réagi à ces accusations.
