Une campagne de vaccination animale d’envergure a été officiellement lancée ce mercredi sur le marché à bétail de Mao, chef-lieu de la province du Kanem. Sous l’égide du secrétaire général de la province, Annour Djibrine Abdoulaye, représentant le Délégué général du gouvernement, cette opération vise à circonscrire deux épizooties majeures qui pèsent sur les élevages : la peste des petits ruminants (PPR) et la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB).

Lors de la cérémonie de lancement, qui a réuni autorités locales, représentants des éleveurs et partenaires techniques, l’importance collective de cette mobilisation pour la santé animale a été réaffirmée. Au nom de la Fédération provinciale des éleveurs, M’Bodou Mahamat Seïd a salué l’initiative, soulignant devant les professionnels « le bien-fondé » d’une vaccination généralisée.

Le délégué provincial de l’Élevage et de la Production animale, Ismaël Ali Chaïbo, a appelé à une collaboration étroite des éleveurs avec les équipes de terrain pour assurer l’efficacité de la campagne. Il les a incités à faire vacciner l’ensemble de leur bétail bovins et petits ruminants selon les modalités tarifaires fixées : 100 francs CFA par tête bovine, gratuité pour les petits ruminants.

Dans son allocution, le secrétaire général de la province a insisté sur la nécessaire implication de tous les acteurs : éleveurs, agropasteurs, autorités administratives, traditionnelles et religieuses, ainsi que les relais de sensibilisation. « La vaccination est obligatoire », a-t-il rappelé, avant de déclarer officiellement étendue la campagne à l’ensemble du territoire provincial.

Cette opération s’inscrit dans un plan national de santé animale, dont l’un des objectifs est l’éradication de la peste des petits ruminants à l’horizon 2026. Des campagnes similaires doivent être déployées dans toutes les provinces du Tchad.

Les messages portant sur la protection du cheptel, l’impérative vaccination et la prévention des maladies ont été favorablement accueillis par les participants, conscients des enjeux économiques et sociaux d’un élevage préservé.

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