C’est devant le juge Alvin K. Hellerstein, magistrat chevronné de la cour fédérale de Manhattan, que le dossier sensible concernant le président vénézuélien Nicolas Maduro a été porté. Ce juriste, rompu aux affaires hautement médiatisées liées au terrorisme et au crime organisé, devra naviguer dans une procédure d’une grande complexité.
Nicolas Maduro fait face à un acte d’accusation fédéral de 25 pages, comportant quatre chefs principaux, dont narcoterrorisme, conspiration pour importer de la cocaïne et possession d’armes de guerre. Cette mise en cause n’est pas une première : une inculpation initiale avait été rendue publique en 2020. La nouvelle version, mise à jour, inclut des éléments supplémentaires, visant également son épouse, Cilia Flores, qui devra comparaître à ses côtés.
Lors de leur première comparution, la question de leur représentation légale sera tranchée : confirmation de leurs avocats ou désignation d’office. À ce stade, le couple n’aura pas à plaider coupable ou non coupable. Le juge Hellerstein devrait, sans grande surprise, ordonner leur détention provisoire dans l’attente de leur procès.
La suite s’annonce ardue. L’ouverture d’un éventuel procès n’est pas envisagée avant plusieurs mois, voire au-delà d’un an. La défense devrait, de son côté, livrer une bataille juridique frontale, en contestant non seulement le bien-fondé des charges, mais aussi les conditions de l’arrestation et du transfert de ses clients vers le territoire américain.
