La diffusion récente sur les réseaux sociaux d’une prétendue liste de femmes présentées comme agentes ou informatrices de l’ANSE a profondément choqué l’opinion publique tchadienne. Non vérifiées et largement relayées, ces accusations exposent injustement des citoyennes à la stigmatisation, à la haine et à de graves risques sociaux et sécuritaires. Pour de nombreuses organisations de la société civile, il s’agit d’une atteinte intolérable à la dignité humaine.
Réagissant avec fermeté, Abdallah Soumaine, Coordinateur national de l’ONG Green-Chad, dénonce une forme caractérisée de Violence Basée sur le Genre exercée à travers le numérique. Selon lui, ces campagnes de diffamation ne sont ni anodines ni isolées : elles relèvent d’une stratégie de terrorisme numérique visant à intimider les femmes, à briser leur engagement et à fragiliser la cohésion sociale. En s’attaquant à des femmes visibles et actives dans la vie publique et professionnelle, ces pratiques cherchent à les réduire au silence et à semer la peur.
Face à cette situation préoccupante, Green-Chad appelle à une mobilisation urgente et collective. L’ONG invite les autorités à identifier et sanctionner les auteurs de ces actes, tout en renforçant la lutte contre la cybercriminalité. Elle exhorte également les citoyens à faire preuve de responsabilité en refusant de partager des contenus diffamatoires. Défendre l’honneur des femmes tchadiennes, rappelle Abdallah Soumaine, c’est défendre l’avenir du pays, fondé sur le respect, la vérité et la solidarité nationale.
