Un changement à la tête de l’Alliance des États du Sahel (AES) a été officialisé à l’issue de la deuxième session du Collège des Chefs d’État. Conformément au principe de rotation prévu par les textes fondateurs, le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso, succède au général malien Assimi Goïta à la présidence de la Confédération.
Le général Goïta, qui a assuré le premier mandat d’un an depuis la création de l’organisation, cède ainsi les rênes de l’institution. Cette transition, présentée comme une simple passation de témoin, vise à assurer « la continuité des chantiers » engagés par l’alliance tripartite.
Parmi les dossiers prioritaires qui attendent le nouveau président en exercice figurent l’opérationnalisation de la Banque confédérale d’investissement (BCID-AES), le déploiement effectif d’une force militaire unifiée pour la sécurisation du Sahel, et l’approfondissement de l’intégration économique entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
Le prochain sommet ordinaire de l’AES se tiendra à Ouagadougou en 2026, selon les conclusions de la récente rencontre de Bamako. Ce rendez-vous est présenté par les dirigeants comme une nouvelle étape dans le processus d’intégration régionale.
