Par une décision rendue publique le 5 décembre, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Youssouf Tom, a prononcé la suspension de trois magistrats pour une période de trois mois. Sont concernés : Mahamat Saleh Brema, premier substitut du procureur général près la cour d’appel de N’Djamena ; Kagonbe Moïse, sixième substitut du procureur général de N’Djamena ; et Issa Sougui Djimi, substitut du procureur de la République à Moundou. Selon l’arrêté ministériel, ces trois responsables judiciaires sont reprochés d’avoir commis un « manquement aux obligations liées à leurs fonctions », une formulation qui pointe des comportements jugés incompatibles avec l’éthique et la rigueur attendues dans l’exercice de la magistrature.

Cette mesure disciplinaire, rare par son ampleur, suscite de nombreux commentaires dans les milieux juridiques. Pour le ministère, elle s’inscrit dans une volonté de renforcer la crédibilité de l’appareil judiciaire et de rappeler que nul n’est au-dessus des règles déontologiques. En attendant les conclusions de la procédure interne qui déterminera d’éventuelles suites, les trois magistrats devront se tenir éloignés de toute activité professionnelle. Une décision perçue comme un signal fort dans un contexte où l’exigence de transparence et de responsabilité dans les institutions judiciaires est de plus en plus réclamée par l’opinion publique.

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