Le Mouvement Citoyen le Temps (MCT) et la section politique de Wakit Tamma ont vivement réagi à l’annonce de leur interdiction de fonctionner sur le territoire tchadien, qualifiant cette décision d’arbitraire et contraire aux lois en vigueur. Dans un communiqué conjoint publié le 28 juin 2025, les deux organisations déclarent avoir appris avec stupéfaction la déclaration du ministère de l’Aménagement du territoire, jugée illégale et attentatoire aux libertés publiques. Elles rappellent que leur existence est conforme à la Constitution tchadienne ainsi qu’aux engagements internationaux ratifiés par le pays.
Les signataires dénoncent ce qu’ils considèrent comme une tentative d’intimidation visant à museler les voix critiques et les mouvements citoyens qui défendent la justice sociale, la démocratie et la bonne gouvernance. Ils soulignent qu’aucune disposition légale ne leur impose une autorisation préalable pour exister ou mener leurs activités, et accusent les autorités d’employer des méthodes de répression dignes des périodes sombres que le peuple tchadien pensait révolues.
Les responsables du MCT et de Wakit Tamma interpellent les autorités à respecter les lois de la République et appellent les partenaires internationaux, diplomatiques et défenseurs des droits humains à rester vigilants. Malgré les menaces, ils affirment rester engagés aux côtés du peuple tchadien dans sa quête de liberté, de justice et de dignité, dénonçant un acte administratif dénué de fondement juridique et sans effet.
