Le ministre de la Santé Publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderrahim, a ouvert ce lundi, 18 mars 2024, la 28ème session de la revue annuelle conjointe du secteur de la santé placée sous le thème « défis de la mise en œuvre du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) phase 4 : appropriation, résultats et perspectives ».
Les acteurs, cadres et partenaires du secteur de la santé vont se pencher du 18 au 22 mars 2024 sur le renforcement du système de santé à travers des analyses approfondies des résultats obtenus dans la mise en œuvre.
Doivent aussi, être élaborés, le bilan de mise en œuvre du PNDS 4 et l’établissement des 23 Plans Régionaux de Développement Sanitaire (PRDS) mettant en évidence les progrès et les insuffisances de l’action du ministère de la Santé publique et de ses délégations provinciales de l’année 2023 et de dégager de manière consensuelle les priorités pour l’année 2024.
La représentante de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au Tchad, Mme Blanche Anya, souligne que le thème de cette assise entre en droite ligne avec la vision de son institution de voir le Tchad doté d’un système de santé robuste, performant, résilient et avec du personnel en quantité, qualité et équitablement reparti sur l’ensemble du territoire national.
Le ministre de la Santé Publique et de la Prévention indique qu’actuellement certains indicateurs de son département tendent à s’améliorer notamment dans le domaine de la vaccination permettant ainsi au Tchad d’etre félicité en juillet 2023, a Madrid en Espagne en ce qui concerne la couverture de 60% du Penda 3 et de la couverture à hauteur de 96% de la chaine de froid.
Toutefois, relève t-il, d’autres indicateurs par exemple le cas de ratio de la mortalité maternelle (1 063 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes soit un décès maternel par heure et 24 heure par jour) semble régresser et impacter en conséquence négativement la performance du système de santé.
Dr Abdelmadjid Abderahim note que ces indicateurs ne sont pas à la hauteur des attentes des populations. La crise des réfugiés soudanais à l’est du Tchad, indique le ministre, a impacté le système de santé qui était déjà, fragile.
