Le Premier ministre, Allah Maye Halina a ouvert le séminaire gouvernemental de revue et de validation du Rapport bilan biennal 2024-2026 (An II). Les travaux se poursuivent jusqu’au samedi 31 octobre. Une démarche inédite, selon l’exécutif, destinée à rendre compte aux citoyens et aux partenaires de ce que l’État a réellement accompli.

Pour la ministre secrétaire générale du Gouvernement, Dr Ramatou Mahamat Houtouin, l’initiative tranche avec les pratiques passées. « Depuis que le Tchad est un pays souverain, aucun bilan de cette nature n’avait été conduit », a-t-elle déclaré, soulignant que les programmes engagés n’avaient jusqu’ici jamais fait l’objet d’une évaluation méthodique.
Elle voit dans cette démarche un changement de paradigme porté par le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno et par le Premier ministre. Selon elle, l’équipe gouvernementale est désormais conçue comme une équipe d’action plutôt que de parole, capable de marquer une pause, de s’autoévaluer et d’identifier ses défis avant qu’il ne soit trop tard.
Le Secrétariat général du Gouvernement, qui a coordonné le rapport, dote aussi l’État d’un outil de suivi et d’évaluation. Chaque chiffre avancé s’appuie sur des réalisations documentées et vérifiables, qu’il s’agisse des 12 chantiers stratégiques ou des 100 actions prioritaires du programme présidentiel.
Au-delà de l’exercice de transparence, ce bilan vise à ancrer une véritable culture de résultats et de redevabilité, à mieux coordonner l’action gouvernementale et à accélérer les projets et réformes prioritaires. Il doit également renforcer la discipline dans la gestion des ressources publiques et replacer les populations au cœur des décisions.
À l’issue des travaux, les ministres devraient recevoir une feuille de route pour la suite.
