L’ONG Oxfam a organisé, du 21 au 22 octobre 2026 à Baga-Sola, un atelier de formation consacré aux pratiques préjudiciables liées aux violences basées sur le genre (VBG). La rencontre était destinée aux autorités administratives et judiciaires, aux officiers de police judiciaire ainsi qu’aux leaders communautaires, dans le cadre de ses actions de prévention et de protection des femmes et des filles.

Lutter efficacement contre les violences basées sur le genre suppose notamment de renforcer les capacités des acteurs chargés de protéger les personnes vulnérables. C’est dans cette perspective qu’Oxfam a organisé cet atelier, axé sur l’identification des pratiques préjudiciables liées aux VBG et sur la recherche de solutions adaptées pour mieux prévenir et combattre ce phénomène.

Selon Mbaïssissem Beindé Franklin, chargé de la protection et du genre à Oxfam, basé à Baga-Sola, l’initiative vise à améliorer les connaissances des participants sur les pratiques préjudiciables, leurs conséquences sur les victimes et les mécanismes permettant de lutter efficacement contre ces violences.

À travers cette formation, Oxfam entend également promouvoir le respect des droits humains, renforcer la protection des victimes et encourager l’engagement des différents acteurs dans la prévention des violences, des abus et de l’exploitation sexuels.

Le projet, intitulé « Centrer les femmes et les filles dans la réponse et l’atténuation des violences sexuelles et sexistes dans les communautés touchées par les conflits au Tchad », est financé par Affaires mondiales Canada (AMC). Il est mis en œuvre par Oxfam, en partenariat avec l’Association pour la promotion des libertés fondamentales au Tchad (APLFT), dans les zones de Liwa et de Daboua, dans la province du Lac.

Durant les deux jours de travaux, les acteurs étatiques, les représentants de la société civile et les intervenants humanitaires ont échangé sur les défis liés aux violences basées sur le genre et sur les moyens de renforcer la protection des femmes et des filles au sein des communautés touchées par les conflits.

Les échanges ont notamment permis aux participants d’approfondir leur compréhension des pratiques préjudiciables et de leurs conséquences, de mieux connaître les mécanismes de prévention des abus et de l’exploitation sexuels, et de renforcer leur maîtrise des instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs à la protection contre les violences basées sur le genre.

À travers cette initiative, Oxfam et son partenaire entendent contribuer à la réduction des pratiques préjudiciables liées aux VBG, tout en consolidant les capacités et l’engagement des parties prenantes en faveur d’un environnement plus sûr, respectueux des droits et de la dignité des femmes et des filles dans la province du Lac.

Soukassia Prosper Amigué

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