Le parti d’opposition TCHAD UNI, dirigé par Mahamat Zène Cherif, appelle à une redéfinition des relations entre le Tchad et la France, fondée sur la transparence, la bonne gouvernance et la défense des intérêts nationaux. Dans un communiqué publié le 13 octobre 2026 à N’Djaména, le président national de cette formation politique réagit au rapprochement diplomatique entre les deux pays et exprime des réserves sur les conditions de négociation des accords bilatéraux, notamment dans les domaines sécuritaire et économique.

Tout en reconnaissant l’importance des relations entre N’Djaména et Paris, Mahamat Zène Cherif déplore, au nom de son parti, que leur développement ne s’accompagne pas suffisamment, selon lui, du respect des principes démocratiques, des droits humains et de la transparence. TCHAD UNI estime que les visites officielles et les annonces de coopération ne sauraient constituer, à elles seules, des garanties d’un partenariat équilibré. Pour cette formation politique, les préoccupations des citoyens doivent occuper une place centrale dans les décisions engageant l’avenir du pays.
Dans un contexte marqué par des difficultés socioéconomiques, des préoccupations relatives au fonctionnement démocratique et des défis sécuritaires dans la sous-région, le parti met en garde contre tout accord conclu au détriment des intérêts de la population. Son président national considère qu’un partenariat qui ne répond pas aux attentes des citoyens risque de susciter la méfiance et le rejet, à l’image des contestations observées dans certains pays du Sahel. Il plaide ainsi pour des engagements bilatéraux dont les retombées bénéficient effectivement au peuple tchadien.
À l’occasion de la rencontre officielle entre les chefs d’État tchadien et français, prévue le 13 octobre à Paris, Mahamat Zène Cherif réaffirme l’exigence de son parti en faveur de relations « saines, transparentes et profitables aux peuples ». À travers cette déclaration, le président de TCHAD UNI invite les autorités des deux pays à faire de l’intérêt général le socle de leur coopération. Reste à savoir dans quelle mesure les engagements diplomatiques annoncés se traduiront par des résultats concrets, répondant aux aspirations des populations tchadiennes et françaises.
