Le Syndicat des Enseignants du Tchad dresse un bilan préoccupant de l’année scolaire 2025-2026. Selon le secrétaire général, malgré un climat social tendu, marqué notamment par des retenues sur salaires et des arriérés de paiement, les enseignants ont maintenu leurs efforts jusqu’au terme de l’année. Ils ont ainsi assuré l’achèvement des programmes scolaires et la tenue des différents examens, malgré les difficultés rencontrées.

Face à cette situation, le SET interpelle l’exécutif sur plusieurs dossiers jugés prioritaires. Le syndicat réclame notamment la signature immédiate du protocole d’accord relatif à l’application intégrale du décret n°2850, ainsi que le remboursement des salaires indûment retenus. Il demande également la levée du moratoire sur les autorisations d’étude, le règlement des actes de carrière titularisations, avancements et reclassements et le paiement des rappels de salaires dus aux enseignants.
Sur le plan social et professionnel, le SET plaide pour une revalorisation des mesures salariales afin de tenir compte de la hausse du coût de la vie. Il exige également le paiement des subsides aux maîtres communautaires, l’intégration des lauréats des ENI et ENS dans la fonction publique, la reprise durable du dialogue social et une meilleure adéquation du budget national avec les priorités du secteur éducatif. Le renforcement de la protection des enseignants, ainsi que l’amélioration de leur couverture sanitaire et sociale, figurent également parmi les revendications.
Le syndicat appelle par ailleurs à la réhabilitation des membres des bureaux d’organes affectés, à la tenue de la CONAM et à la réouverture des écoles publiques de Dembé. À travers ces douze exigences, le SET invite les enseignants à rester mobilisés et unis, tout en appelant les parents d’élèves, la société civile et les partenaires techniques à se joindre aux efforts visant à préserver et à renforcer l’école publique tchadienne.
