Au lendemain des menaces de Donald Trump « d’anéantir » l’Iran si aucun accord ne mettait fin à la guerre de près de sept mois, Pezeshkian a répliqué « Nous ne sommes pas des terroristes, mais des victimes du terrorisme. »

Il a montré l’image d’Ali Khamenei, tué lors des frappes du 28 février, et celle de plus de 150 écoliers iraniens tués dans les premiers jours du conflit. « Je viens d’un Iran où notre guide suprême a été assassiné sans cadre légal et sans raison. Je viens d’un Iran où une école a été bombardée », a-t-il déclaré, avant d’affirmer « Ce sont eux les terroristes, mais c’est ainsi qu’ils nous décrivent. »

Le représentant américain a quitté l’hémicycle dès que Pezeshkian a qualifié Washington de « terroriste », illustration de la crise entre les deux pays, techniquement en guerre depuis près de sept mois.

Sur le nucléaire, le président iranien a réaffirmé « Non aux armes nucléaires et non aux restrictions imposées à la technologie nucléaire pacifique. » Il a assuré que Téhéran ne cherchait pas la bombe, tout en défendant son droit à l’enrichissement civil. Il s’est dit prêt au dialogue « sans le langage de la force », alors que des pourparlers indirects via le Qatar ont eu lieu en marge du sommet.

Le conflit, déclenché fin février par des frappes américano-israéliennes, a fait plus de 150 victimes parmi les écoliers iraniens selon Téhéran. L’Iran a riposté par des missiles ayant tué 21 civils israéliens et étrangers, ainsi que quatre Palestiniens en Cisjordanie. Marco Rubio a estimé que tout accord exigerait « beaucoup de travail acharné », tout en accusant Téhéran d’ambitions nucléaires et de soutien au terrorisme. Téhéran a minimisé les discussions, les qualifiant de « rien de nouveau ».

En brandissant ces photos, Pezeshkian a cherché à inverser le récit américain et à isoler Washington et Tel-Aviv. Son discours restera comme un moment de tension extrême, alors que les combats se poursuivent et que les négociations semblent dans l’impasse.

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