Des sourires, des jeux, des échanges et un message essentiel, connaître ses droits pour mieux les défendre. C’est dans cette ambiance à la fois festive et éducative que s’est achevée, samedi 19 septembre, la 6ᵉ édition de la colonie de vacances gratuite organisée par la compagnie théâtrale Hadre Dounia.

La cérémonie de clôture, tenue au Centre culturel Koulsy Lamko, au quartier Habbena, dans le 7ᵉ arrondissement de N’Djamena, a rassemblé des centaines d’enfants, leurs parents, les organisateurs ainsi que des représentants de la Commission Nationale des Droits de l’Homme.
La présence de la CNDH à cette activité n’était pas seulement symbolique. Elle traduit la volonté de l’Institution de rapprocher la promotion des droits de l’Homme des enfants et des espaces dans lesquels ils apprennent, créent, jouent et s’expriment.
La délégation de la CNDH était conduite notamment par Mme Madjire Tinalbaye, cheffe de la Sous-Commission Promotion de l’Égalité et des Droits de la femme, de l’Enfant, des Personnes handicapées et autres groupes spécifiques. Elle comprenait également Golhor Mbaigoto Ange, chef de Service de la Sous-Commission Promotion des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales, et Mme Estelle Abdelkader, cheffe de Service de la Communication.
En participant à cette clôture, la CNDH a voulu saluer l’initiative de la compagnie théâtrale dirigée par Jean Kevin Ngangnodji, alias Hadré Dounia Witack, et encourager les actions qui contribuent à l’éveil, à l’éducation et à l’épanouissement des enfants.
Cette démarche rejoint la vocation de l’Institution nationale à promouvoir une culture des droits de l’Homme fondée sur la dignité humaine, la connaissance des droits et le dialogue avec les différentes composantes de la société.
Au cœur de la rencontre, les échanges ont permis de rappeler que les enfants sont titulaires de droits qui doivent être connus, respectés et protégés.
Prenant la parole, Mme Madjire Tinalbaye a présenté aux enfants plusieurs aspects liés à leurs droits, notamment le droit à l’éducation, le droit à la santé et le droit à l’épanouissement.
L’objectif était de rendre ces notions accessibles et concrètes, en les rapprochant du vécu quotidien des enfants. Car parler des droits de l’Homme aux plus jeunes, c’est aussi préparer les citoyens de demain à comprendre la dignité, l’égalité, le respect de l’autre et la responsabilité.
Le droit à l’éducation fait partie des droits économiques, sociaux et culturels reconnus par les principaux instruments internationaux et africains de protection des droits de l’Homme. Les documents de référence de la CNDH rappellent également que les droits sont interdépendants, l’accès à l’éducation participe notamment au développement personnel et à l’exercice effectif d’autres droits.
La sensibilisation s’est poursuivie dans une atmosphère ludique. Jeux-concours, échanges et distribution de cadeaux ont rythmé la cérémonie. Tee-shirts et casquettes estampillés CNDH ont notamment été remis aux participants.
Au-delà de la dimension festive, ces activités ont permis d’établir un contact direct avec les enfants et de faire de la connaissance des droits un moment de partage.
Pour la CNDH, cette proximité avec les jeunes constitue également une manière de faire vivre la promotion des droits de l’Homme au-delà des cadres institutionnels traditionnels. L’éducation et la sensibilisation contribuent à construire progressivement une véritable culture des droits humains.
En clôturant cette 6ᵉ édition aux côtés de la compagnie Hadré Dounia, la CNDH a ainsi délivré un message simple, les droits de l’enfant commencent aussi par la connaissance de ses droits, la possibilité d’apprendre, de créer, de jouer et de grandir dans la dignité.
