À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Tchad, célébré ce 11 août 2026 à Bangui, la République centrafricaine et le Tchad ont réaffirmé leur volonté de hisser leur coopération à un niveau inédit. Par-delà les liens historiques et fraternels qui unissent les deux nations, l’heure est désormais à la construction d’un axe Bangui–N’Djamena pensé comme un véritable corridor d’intégration économique et de prospérité partagée.

La commémoration, vécue comme un moment de fraternité et de solidarité entre deux peuples frères, a rassemblé au cœur de la capitale centrafricaine de nombreuses figures institutionnelles. Le chef de l’État, le professeur Faustin Archange Touadéra, était entouré du président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, du Premier ministre Félix Moloua, des présidents des institutions républicaines, des membres du gouvernement, du corps diplomatique accrédité en Centrafrique ainsi que d’une forte délégation de la communauté tchadienne établie dans le pays.

Dans son allocution, l’ambassadeur du Tchad, Noh Tamour Al Djideye, a rappelé que les relations entre N’Djamena et Bangui reposent sur des fondations historiques et fraternelles. Frontières communes, liens familiaux et échanges commerciaux intenses soudent des populations qui partagent, selon le diplomate, une véritable communauté de destin. Portée par la vision du maréchal Mahamat Idriss Déby Itno et du professeur Faustin Archange Touadéra, cette coopération connaît aujourd’hui un nouvel élan, concrètement déployé dans les domaines de la sécurité, des transports, du commerce, de l’élevage, de l’énergie, de l’éducation et de la diplomatie.

Au nom des autorités centrafricaines, la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Noteféï Baïpo Temon, a formulé des vœux de paix, d’unité et de prospérité à l’endroit du peuple tchadien. La cheffe de la diplomatie a mis l’accent sur les initiatives conjointes de sécurisation des frontières, affirmant la volonté commune de métamorphoser les zones frontalières en espaces de paix, de rencontre et de développement. Les concertations transfrontalières instaurées, tout comme les efforts menés pour une transhumance apaisée, traduisent, a-t-elle souligné, la détermination des deux chefs d’État à faire de ces territoires des pôles de stabilité et de croissance.

Sur ce dernier point, la ministre a tenu à préciser la philosophie qui guide désormais les deux gouvernements « La transhumance, réalité économique et sociale ancienne, doit être réorganisée dans le respect des législations nationales, de la sécurité des communautés, de la protection des agriculteurs et éleveurs ainsi que de la préservation de l’environnement. »

Au-delà des enjeux sécuritaires et pastoraux, c’est une ambition plus vaste qui se dessine. En filigrane des discours, Bangui et N’Djamena affichent une feuille de route commune, transformer l’axe qui relie les deux capitales en un corridor dynamique de coopération et d’intégration économique, au service d’une prospérité résolument partagée par leurs populations.

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