Le député accusait les collaborateurs du Chef de l’État de faire payer les audiences. La Présidence lui oppose un démenti cinglant et un calendrier embarrassant, l’élu avait obtenu son rendez-vous deux jours avant de porter ses accusations sur les réseaux sociaux.

Le Cabinet civil du Président de la République a catégoriquement rejeté, les allégations de monnayage des audiences présidentielles formulées par le député Takilal. Dans un communiqué, il oppose un démenti factuel à ces accusations jugées « mensongères » et attentatoires à l’honneur des collaborateurs du Chef de l’État.

La Présidence révèle que la demande d’audience du parlementaire avait été approuvée et programmée dès le 27 juillet dernier, soit quarante-huit heures avant que l’intéressé ne dénonce publiquement un prétendu trafic d’influence. Une chronologie qui fragilise considérablement la version du député.

Le Cabinet civil rappelle, par ailleurs, que toute demande d’audience obéit à une procédure administrative transparente et rigoureuse. Le simple dépôt d’une requête ne vaut ni acceptation automatique ni inscription à l’agenda présidentiel, la décision finale relevant du seul Chef de l’État.

Face à des propos qui, selon la Présidence, portent atteinte à la crédibilité des institutions, le Cabinet civil annonce se réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires.

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