Le ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale Dr Mahamat-Ahmad Alhabo, a effectué une inspection inopinée dans trois établissements de N’Djamena.
À l’école de Dembé, dans le 6e arrondissement, le constat est accablant. Des particuliers ont construit dans la cour des toilettes privées qu’ils exploitent commercialement. Des salles de classe ont été converties en entrepôts, en restaurants de fortune, et l’une d’elles sert d’enclos à chèvres et moutons. Encerclé par des centaines de boutiques, l’établissement est livré à une insalubrité indescriptible.
Au lycée Félix Éboué dans le 3e arrondissement, le ministre a trouvé des personnes squattant des salles de classe transformées en habitations. Il a immédiatement ordonné leur déguerpissement et sommé les sentinelles, auteurs de constructions anarchiques pour s’agrandir, de tout démolir sans délai. Des actions urgentes ont été exigées pour assainir la cour et évacuer les eaux de pluie qui l’inondent.
Même désolation au lycée de la Concorde, où des salles sont louées à une entreprise privée pour servir de dépôts et où un pylône de télécommunication a été planté dans la cour. Le ministre en a exigé le démontage immédiat.
Profondément indigné, Dr Mahamat-Ahmad Alhabo a dénoncé une situation « chaotique » qui, selon lui, ne se limite pas à ces trois établissements. « Il existe beaucoup d’écoles à N’Djamena qui traversent des crises similaires, voire plus déplorables », a-t-il averti, promettant que tous les responsables seront formellement identifiés et sévèrement sanctionnés.
