Un atelier stratégique s’est ouvert à N’Djamena pour élaborer le protocole national qui fixera les critères d’éligibilité et les modalités d’orientation des bénéficiaires du processus de Désengagement, Dissociation, Réintégration et Réconciliation (DDRR).
Présidant la cérémonie, Mme Ndolenodji Alixe Naïmbaye, ministre de la Justice et vice-présidente de la Commission nationale de pilotage du DDRR, a réaffirmé l’engagement résolu du gouvernement à mener ce processus à son terme. « Le gouvernement est résolument engagé à conduire le programme DDRR avec détermination, transparence et dans le strict respect des standards internationaux », a-t-elle déclaré. La ministre a souligné le caractère crucial de cet atelier, qualifiant le DDRR de « levier essentiel pour la consolidation de la paix, de la cohésion sociale et de la stabilité au Tchad », avant d’exhorter experts et participants à faire preuve d’ouverture et de responsabilité pour aboutir à un protocole solide, à la hauteur des attentes légitimes des populations.
Le coordonnateur résident du système des Nations unies au Tchad, Dr François Batalingaya, a pour sa part insisté sur la nécessité d’un cadre rigoureux pour faire de l’abandon de la violence une perspective de paix durable : « Transformer les défections en opportunités réelles de paix durable exige un cadre transparent, rigoureux et accepté par les communautés. Ce protocole est la clé de voûte qui permettra d’offrir une issue crédible à ceux qui quittent la violence, tout en garantissant la sécurité de tous. »
Désormais officiellement lancés, les travaux doivent doter le Tchad d’un cadre d’action clair et standardisé. Le futur protocole définira avec précision le parcours des bénéficiaires au sein du programme DDRR, garantissant une transition sécurisée et durable vers la paix, aussi bien dans la région du Lac que sur l’ensemble du territoire national.
