Les États-Unis ont fermement condamné l’attaque de drone attribuée aux Forces armées soudanaises (SAF) qui aurait visé, le 9 juin dernier, le pont stratégique d’Ardamata, dans l’ouest du Soudan. Cette infrastructure constitue un corridor essentiel pour l’acheminement de l’assistance humanitaire vers les populations affectées par le conflit dans les régions du Darfour occidental et central.

Selon les autorités américaines, ce pont est emprunté par plusieurs organisations humanitaires, notamment le Fonds humanitaire pour le Soudan, pour transporter des denrées alimentaires, des médicaments et d’autres secours d’urgence à destination de Zalingei et de nombreuses localités environnantes. Depuis le début de l’année 2026, plus de 31 300 tonnes d’aide humanitaire auraient déjà transité par le poste frontalier d’Adré, à l’est du Tchad.

Washington a rappelé que les infrastructures civiles et humanitaires bénéficient d’une protection particulière en vertu du droit international et ne doivent en aucun cas être prises pour cible. Les autorités américaines estiment qu’aucune solution militaire ne permettra de mettre fin à la crise qui ravage le Soudan depuis plus de trois ans.

Face à l’aggravation de la situation humanitaire, les États-Unis appellent les parties belligérantes à observer une trêve humanitaire immédiate afin de garantir un accès sûr et sans entrave aux populations en détresse. Des millions de Soudanais demeurent aujourd’hui dépendants de l’aide internationale pour leur survie, alors que les combats continuent de perturber les opérations de secours à travers plusieurs régions du pays.

Cette nouvelle attaque suscite de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale, qui redoute une détérioration davantage de la situation humanitaire dans une région déjà durement éprouvée par les violences et les déplacements massifs de populations.

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