Accompagné du directeur du contrôle et des interventions du ministère de l’Environnement, le maire a inspecté les canaux inondés du quartier. L’objectif est d’identifier l’origine de ces eaux stagnantes qui menacent un dalot en construction et soulèvent de vives préoccupations environnementales.
La scène est préoccupante. Dans le quartier Gozator, des canaux habituellement à sec sont remplis d’une eau dont personne, pour l’heure, ne connaît exactement la provenance. Une situation qui a poussé le maire de la commune du 10ème arrondissement Mahamat Khalil Abdelkerim, à retourner sur le terrain, après une première séance de travail technique tenue quelques jours plus tôt avec les responsables de l’entreprise CGCOP Group.
Le maire n’était pas seul pour cette nouvelle descente. À ses côtés se tenait Djerou Hery Gnoy, directeur du contrôle et des interventions au ministère de l’Environnement, signe que le dossier a désormais dépassé le simple cadre communal pour revêtir une dimension environnementale sensible.
Au cœur des préoccupations, un dalot en pleine construction, dont la stabilité et la fonctionnalité pourraient être compromises par la présence prolongée de ces eaux. Les riverains, de plus en plus nombreux à s’alarmer, redoutent des infiltrations, des affaissements ou, à terme, une dégradation de l’ouvrage. Au-delà du génie civil, c’est tout l’équilibre sanitaire du quartier qui est en jeu, les eaux stagnantes étant souvent synonymes de risques accrus de maladies hydriques.
L’objectif de la mission était clair, ne pas se contenter du constat, mais remonter la piste de ces eaux. D’où viennent-elles ? S’agit-il d’une rupture de canalisation, d’un déversement clandestin, d’une remontée de nappe phréatique liée aux récents travaux, ou encore d’un écoulement pluvial mal maîtrisé ? Pour l’heure, le mystère reste entier.
Avec l’appui du ministère de l’Environnement, les équipes entendent procéder à une identification précise de la source, mais aussi à une évaluation complète des impacts sur le milieu. L’enjeu est d’éviter une dégradation irréversible de l’ouvrage en chantier et préserver la santé des habitants.
Selon nos informations, la démarche ne se limitera pas à un simple diagnostic. Une fois l’origine des eaux établie, des solutions durables et adaptées devraient être proposées, qu’il s’agisse de travaux de drainage, de réorientation des écoulements ou de mesures de protection du dalot. Le maire Mahamat Khalil Abdelkerim, qui suit personnellement le dossier, devrait s’exprimer dans les prochains jours sur les premières conclusions de cette inspection conjointe.
En attendant, les regards restent tournés vers les canaux de Gozator, où l’eau continue de monter, muette sur ses origines mais bruyante dans les inquiétudes qu’elle suscite.
