En déplacement à Nairobi, Emmanuel Macron a plaidé mardi pour une Afrique « présente au Conseil de sécurité des Nations unies », à l’occasion du sommet Africa Forward, organisé en marge du Sommet Afrique-France. S’exprimant lors de la deuxième journée de ce forum aux côtés du président kényan William Ruto, du président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani et du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, le chef de l’État français a réclamé une « meilleure représentation » du continent dans les institutions internationales.
« Nous défendons cet agenda d’une Afrique présente au Conseil de sécurité des Nations unies », a-t-il lancé, rappelant aussi le soutien de Paris à l’entrée de l’Union africaine au G20. Le président français a insisté sur la nécessité d’une relation « renouvelée » entre la France, l’Europe et l’Afrique, fondée sur « le respect, le co-investissement et l’autonomie stratégique ».
Délaissant la logique de l’aide, Emmanuel Macron a promu un partenariat économique axé sur l’investissement dans les chaînes de valeur, l’intelligence artificielle, la santé, l’énergie, l’agriculture durable et l’économie bleue. « L’agenda de croissance et de prospérité porté par Africa Forward est celui aux côtés duquel nous voulons être, à travers une logique d’investissement », a-t-il déclaré.
Il a chiffré cet effort à 23 milliards d’euros : 14 milliards fléchés vers les entreprises françaises opérant en Afrique et 9 milliards destinés à des sociétés africaines. Et d’ajouter que l’Afrique « n’est pas seulement le continent du futur » mais « déjà une puissance et une force dans le monde d’aujourd’hui ».
Arrivé dimanche dans la capitale kényane, le président français doit assister avec William Ruto à la signature d’accords entre entreprises françaises et kényanes. Le dirigeant kényan s’impose comme un interlocuteur clé de la nouvelle stratégie franco-africaine d’Emmanuel Macron, soucieux de tourner la page des déboires accumulés en Afrique francophone, en particulier au Sahel.
