L’École nationale de formation judiciaire (ENFJ) du Tchad et la Scuola Superiore Sant’Anna de Pise, en Italie, ont ouvert un atelier de formation destiné aux acteurs judiciaires sur les techniques d’enquête en matière de cybercriminalité.
Pendant trois jours, les participants aborderont des thématiques essentielles : structuration de l’enquête pénale, qualification des infractions liées aux technologies numériques, collecte et préservation des preuves électroniques, ainsi que la coopération judiciaire internationale.
La Scuola Superiore Sant’Anna, établissement universitaire public réputé dans le domaine des sciences juridiques, est représentée par sa directrice de formation, Martina Crisanti. Celle-ci a souligné l’importance de la coopération judiciaire internationale face à la dimension transnationale des infractions. De son côté, le directeur général de l’ENFJ, Sénoussi Mahamat Ali, s’est félicité de ce partenariat, qu’il souhaite voir se renforcer, et a remercié le ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale pour son soutien financier.
En ouvrant officiellement les travaux, le garde des Sceaux a rappelé que l’efficacité des textes juridiques dépend largement de la capacité des magistrats, enquêteurs et experts à maîtriser des techniques d’enquête adaptées aux réalités du cyberespace. Selon lui, la lutte contre la cybercriminalité exige des compétences techniques solides, une coordination institutionnelle efficace et une coopération internationale renforcée. Il a réaffirmé que le renforcement des capacités des acteurs de la justice demeure une priorité pour le gouvernement tchadien.
