Dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 mars, un commando de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) a mené un raid d’une rare violence contre la base aérienne 401 de Tahoua, située dans l’ouest du Niger. L’assaut a lourdement endommagé les capacités militaires du pays, avec la destruction de plusieurs drones de combat, dont des appareils turcs récemment livrés.

L’attaque a débuté vers 3h10 du matin, peu après l’atterrissage d’un drone Bayraktar, selon des sources sécuritaires. Menée simultanément par l’est et le nord, elle a combiné tirs de roquettes et drones kamikazes pour saturer les défenses de la base. Deux hangars abritant des aéronefs sans pilote ont été touchés.

Le bilan humain et matériel est lourd : un drone Aksungur, réceptionné il y a seulement deux semaines à Niamey, ainsi qu’un Bayraktar, ont été mis hors d’usage. Le centre de commandement et de pilotage a également été détruit, neutralisant toute capacité de vol depuis la base. Une équipe technique turque est attendue sur place dès ce mardi pour évaluer les dégâts.

Ce raid rappelle, par son mode opératoire, celui mené le 29 janvier dernier contre la base 101 de Niamey, déjà revendiqué par l’EIGS. Un parallèle troublant, d’autant que les autorités nigériennes avaient été alertées en amont d’une menace imminente pesant sur Tahoua. Des renforts, notamment depuis la localité stratégique de Gardaoua, avaient été déployés. Mais ils n’ont pas suffi à empêcher le commando d’atteindre ses cibles et de se replier sans perte majeure.

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