L’Assemblée des experts, institution clé du régime iranien, a choisi l’ayatollah Mojtaba Hosseini Khamenei pour succéder à son père Ali Khamenei à la tête de la République islamique, quelques jours après la disparition de ce dernier dans des frappes israélo-américaines.
Réunie en session extraordinaire conformément à la Constitution, l’Assemblée – seul organe habilité à désigner le guide suprême – a engagé une procédure de succession immédiate afin d’éviter toute vacance au sommet de l’État. Le vote, qualifié de « décisif » par ses membres, a officialisé l’accession du fils de l’ancien dirigeant au poste de troisième guide de la Révolution.
Ali Khamenei, qui exerçait le pouvoir suprême depuis 1989, a trouvé la mort le 28 février 2026 lors d’opérations aériennes conjointes menées par Israël et les États-Unis dans un contexte de tension militaire régionale exacerbée.
Dans sa déclaration officielle, l’Assemblée affirme avoir agi en dépit de « conditions de guerre difficiles » et de menaces directes visant ses installations, évoquant le bombardement de ses propres bureaux qui aurait coûté la vie à plusieurs employés et membres de son personnel de sécurité.
L’institution a rendu hommage au « martyre » d’Ali Khamenei et salué quarante-sept années de gouvernance fondées sur « l’indépendance, la dignité et la puissance » sous l’égide des deux premiers guides de la Révolution islamique.
Elle a enfin appelé le peuple iranien, ainsi que les élites religieuses et universitaires, à prêter allégeance au nouveau guide et à préserver l’unité nationale autour du principe du Wilayat al-Faqih, pierre angulaire du système politique iranien.
