Au terme de sa mission au Tchad, la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la traite des êtres humains, Siobhán Mullally, a été reçue par Fatimé Aldjineh Garfa, ministre déléguée chargée de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger.
Entamée le 16 février dernier, cette visite officielle s’est achevée sur des émissions empreints de « constructivisme et d’écoute mutuelle », selon les termes du compte-rendu. Les discussions ont principalement porté sur le renforcement de la coopération bilatérale dans la lutte contre la traite des personnes, avec un accent particulier sur la protection des femmes et des enfants. L’amélioration du cadre juridique national et la coordination institutionnelle figuraient également à l’ordre du jour.
Siobhán Mullally n’a pas éludé les défis persistants, évoquant notamment « l’exploitation des enfants, l’exploitation sexuelle et les travaux forcés ». Toutefois, à l’heure du bilan, l’experte Onusienne a salué les progrès accomplis par le Tchad dans ce domaine. Elle a aussi tenu à souligner la générosité du gouvernement tchadien qui, malgré ses propres défis, accueille plus d’1,5 million de réfugiés fuyant les crises dans la sous-région.
En retour, la ministre déléguée a rappelé l’engagement de longue date du Tchad, « parmi les premiers États à prendre des engagements » contre ce fléau, et a mis en avant l’existence d’un arsenal juridique dédié à la prévention, à la répression et à la protection des victimes.
