Ce 6 février marque la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF). L’occasion de rappeler l’impératif d’éradiquer une pratique qui bafoue les droits fondamentaux de millions de filles et de femmes à travers le monde, tout en compromettant durablement leur santé physique et psychologique.
Selon les dernières estimations, plus de 230 millions de femmes et de filles ont subi une forme de MGF. Et sans une intensification des efforts, des millions d’autres restent exposées à ce risque.
Au Tchad, un combat loin d’être gagné. Si des progrès notables ont été enregistrés ces dernières années, les MGF demeurent un défi majeur de santé publique et de droits humains. Les chiffres nationaux indiquent qu’une part importante des femmes et des filles a déjà été excisée ou victime d’autres mutilations.
Les racines du phénomène plongent dans des normes socioculturelles profondément ancrées. Face à cette réalité, l’État tchadien et ses partenaires, dont les Nations Unies, déploient une stratégie multisectorielle : sensibilisation, mobilisation communautaire et renforcement du cadre légal.
À l’occasion de cette journée, le Coordonnateur résident des Nations Unies au Tchad, Dr François Batalingaya, a lancé un appel à un engagement sans faille. « Notre rôle est de soutenir le Tchad dans ses efforts pour surmonter ces obstacles et répondre aux aspirations de son peuple, notamment en protégeant les droits des femmes et des filles et en mettant fin aux pratiques néfastes telles que les MGF », a-t-il déclaré.
Cet engagement se traduit par une volonté affirmée de poursuivre et d’amplifier la collaboration avec le gouvernement, la société civile, les leaders communautaires et l’ensemble des parties prenantes. L’objectif reste inchangé; faire reculer durablement les mutilations génitales féminines et garantir la protection de chaque fille et femme.
