À N’Djamena, accéder à un logement décent relève désormais du parcours du combattant. La flambée vertigineuse des loyers, alimentée par une spéculation immobilière incontrôlée, met à rude épreuve les ménages, fragilise les travailleurs et compromet l’avenir de nombreux jeunes. Face à cette situation alarmante, l’ONG GREEN-CHAD sort de sa réserve et dénonce une dérive qui menace gravement la cohésion sociale dans la capitale.

Dans un communiqué rendu public le 29 janvier 2026, l’organisation, engagée pour le bien-être social, souligne que le logement est devenu un privilège inaccessible pour une large frange de la population. Derrière chaque hausse abusive se cachent des familles en détresse, des revenus laminés par le coût du loyer et une précarité croissante dans les quartiers populaires.

S’exprimant au nom de l’ONG, le Coordonnateur national de GREEN-CHAD, Abdallah Soumaine, interpelle le Ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat ainsi que le Maire de la ville de N’Djamena. Il appelle les autorités à une action urgente et concertée, estimant que le marché immobilier ne peut rester livré à l’arbitraire au mépris de la dignité humaine.

Pour sortir de cette impasse sociale, Abdallah Soumaine plaide pour une régulation ferme et inclusive du secteur locatif. Les propositions de GREEN-CHAD portent notamment sur l’instauration de plafonds de loyers selon les zones, l’encadrement strict des cautions et l’implication des délégués de quartiers dans le contrôle des abus. L’ONG réaffirme enfin sa disponibilité à accompagner les pouvoirs publics dans la mise en place d’un cadre durable, garant de la justice sociale et de la paix urbaine.

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