Le parti Tchad Uni, par la voix de son président Mahamat Zene Cherif, a vivement réagi ce jeudi 22 janvier 2026 à une décision de justice qu’il qualifie « d’instrumentalisée ». Selon un communiqué diffusé par la formation, le Tribunal de Grande instance de N’Djaména a rendu, le 19 décembre dernier, un arrêt « entaché d’irrégularités » dans le cadre d’un litige l’opposant au Mouvement patriotique du salut (MPS) et à ses alliés.
La controverse porte sur l’utilisation du nom « Pour un Tchad Uni » par une coalition soutenant le pouvoir en place. Tchad Uni affirme que cette dénomination a été « usurpée » dans le but, selon lui, de créer une confusion dans l’électorat et d’affaiblir son propre mouvement.
Le parti dénonce plus globalement une « saga politico-judiciaire » visant à entraver son action politique. Il estime notamment que les conditions de l’audience du 19 décembre, à laquelle ses représentants affirment n’avoir été convoqués qu’à la dernière minute, avaient pour objectif de le priver de toute possibilité d’appel. Une stratégie, selon lui, qui a échoué : Tchad Uni annonce avoir déjà déposé un recours.
« Nous sommes prêts à saisir les instances internationales en cas de déni de justice », prévient le communiqué, qui appelle à un jugement impartial. Pour le parti, cette affoire dépasse le simple litige partisan : elle représente, selon ses termes, « un test pour l’indépendance de la justice tchadienne ».
L’épisode s’inscrit dans un contexte politique tchadien marqué par de vives tensions, à quelques mois des prochaines échéances électorales. La capacité des institutions judiciaires à trancher de manière indépendante les contentieux politiques est plus que jamais scrutée.
