Originaire de Mao, dans la province du Kanem, Alifa Mahadi Ali Alifeï est issu d’une famille de notables Kogono. Après une formation coranique, il poursuit ses études au CEG Roi Fayçal de N’Djamena où il obtient le BEPC, avant de retourner à Mao pour assister son père. À la suite du décès de ce dernier, la famille royale le désigne comme héritier, faisant de lui le représentant du sultan à Mao, un rôle alliant tradition et engagement politique.
Militant du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) depuis 1990, Alifa Mahadi Alifeï s’illustre par son engagement en faveur de la consolidation de la démocratie locale et de l’implication responsable de la jeunesse. Reconnu pour sa rigueur, sa franchise et son intégrité, il contribue à l’implantation durable du MPS à Mao dans un contexte politique difficile.
Élu conseiller municipal, il est ensuite désigné maire de la ville de Mao par la hiérarchie du Parti, une responsabilité qu’il n’a pas sollicitée, mais que la population a largement saluée, témoignant de la confiance placée en lui.
Dès son installation, le maire engage une réforme profonde de l’administration communale : restructuration des services, meilleur encadrement des activités et mise en place de mécanismes de suivi pour une gestion rigoureuse des recettes municipales.
Malgré des tentatives de déstabilisation, Alifa Mahadi Alifeï bénéficie d’un large soutien populaire à Mao et dans l’ensemble du Kanem. Son adhésion populaire semble déranger certains cercles, peu enclins à accepter une gouvernance axée sur l’intérêt général.
Face à ces agitations, le Secrétariat général du MPS est intervenu par une circulaire datée du 14 janvier 2026, signée par Aziz Mahamat Saleh, rappelant que toute initiative liée à la gestion des communes doit impérativement obtenir l’aval préalable du Parti.
La ville de Mao fait face à des défis importants qui exigent une collaboration loyale entre les acteurs locaux. Le développement communal ne saurait prospérer dans la division, la ruse ou le sabotage, des pratiques susceptibles d’exposer leurs auteurs à des sanctions, au détriment de l’intérêt collectif.
