Dans une note circulaire datée du 6 janvier 2026, l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) lance un avertissement sans équivoque à tous les gestionnaires de fonds publics. L’institution exige la stricte application du Code des marchés publics pour éradiquer les pratiques irrégulières qui minent l’administration.
La mise en demeure, adressée à l’ensemble de l’appareil étatique (ministères, établissements publics, collectivités territoriales, entreprises publiques), fait suite à de récentes missions de contrôle ayant révélé des « dysfonctionnements graves ».
Le bilan est accablant : absence de plans de passation annuels, recours excessif aux procédures de gré à gré au-delà des seuils légaux, et mépris des circuits de validation. L’AILC relève également des cas avérés de surfacturation, de paiements sans contrepartie réelle, et une multiplication d’avenants non justifiés.
L’autorité anticorruption cible spécifiquement les techniques contournant la libre concurrence : fractionnement artificiel des marchés pour éviter les appels d’offres, favoritisme et conflits d’intérêts. Pour l’AILC, ces dérives constituent bien plus que des négligences de gestion ; elles représentent une menace directe pour les deniers publics et facilitent les risques de détournement.
S’appuyant sur la réglementation en vigueur depuis 2020, l’AILC annonce clairement la fin de la phase de pédagogie. Dès ce mois de janvier 2026, toute infraction constatée donnera lieu à des poursuites systématiques, sur les plans administratif, civil et pénal.
Les responsables publics sont sommés de renforcer d’urgence leurs dispositifs de contrôle interne. Ce durcissement marque la volonté de l’Autorité d’imposer un tournant décisif vers l’éthique et la transparence dans la gestion des ressources de l’État.
