Les ministres de la Santé publique et des Télécommunications, Dr Abderahim Abdelmadjid et Dr Boukar Michel, ont foulé le sol d’Amdjarass ce samedi 3 janvier 2026, au lendemain de violents affrontements survenus à l’École Nationale Supérieure de Technologie de l’Information et de la Communication (ENASTIC). Ces heurts, enregistrés le 2 janvier, ont opposé des étudiants de confessions chrétienne et musulmane, faisant plusieurs blessés et suscitant une vive émotion dans la province de l’Ennedi Est.

D’après des sources concordantes, l’incident trouve son origine dans un malentendu survenu le 31 décembre, lorsque des étudiants chrétiens ont convié leurs camarades musulmans à célébrer la fête avec eux. Ces derniers auraient décliné l’invitation, estimant ne pas être concernés, ce qui a provoqué des échanges tendus. La situation a rapidement dégénéré en rixe générale. Alertée, la députée d’Amdjarass, alors présente dans la localité, a mobilisé une ambulance pour évacuer les blessés vers l’hôpital. Après prise en charge médicale, la majorité des étudiants ont regagné leurs domiciles, tandis que trois d’entre eux demeuraient hospitalisés au moment de la rédaction de cet article.

Sur place, les deux membres du gouvernement multiplient les concertations avec les autorités administratives, les responsables académiques et les représentants des étudiants afin d’apaiser les tensions et prévenir toute récidive. Ces événements surviennent dans un contexte déjà sensible, marqué récemment par une polémique liée aux propos d’un imam sur les vœux adressés aux chrétiens. Le Conseil supérieur des affaires islamiques, saisi par le ministère de l’Administration du territoire, avait depuis clarifié que ces vœux ne constituent aucunement un péché. Dans son message à la Nation du 31 décembre, le président de la République avait d’ailleurs fermement appelé au rejet de toute forme d’intolérance religieuse.

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