Une série de frappes de drones à l’aube, jeudi 18 décembre, a coûté la vie à deux secouristes et plongé de vastes régions dans le noir, illustrant l’implacable dégradation de la situation humanitaire.

Trente attaques présumées ont notamment visé l’est du pays, touchant de plein fouet la ville d’Atbara. La station électrique d’Al-Muqrin, un pilier du réseau national, se trouvait sur la ligne de mire. Les deux sauveteurs ont été tués lors d’une seconde frappe, alors qu’ils combattaient l’incendie causé par la première.

Les bombardements ont provoqué des coupures de courant massives dans plusieurs États, dont celui de la Mer-Rouge. La capitale, Khartoum, a été temporairement privée d’électricité. Sur place, des habitants font état du déclenchement des défenses antiaériennes et de dégâts matériels considérables.

Une escalade aux conséquences dramatiques

Ces destructions d’infrastructures civiles essentielles aggravent le calvaire de millions de Soudanais, déjà aux prises avec la pénurie, l’insécurité et les déplacements forcés. Depuis le début du conflit en avril 2023, les populations paient le plus lourd tribut.

Alors que les tentatives de médiation internationale piétinent, ces attaques soulignent l’enlisement d’une guerre sans issue visible. La crise soudanaise, l’une des plus graves que connaît le continent, rappelle avec brutalité l’impérieuse nécessité de trouver des solutions durables, ancrées dans la souveraineté du pays et priorisant avant tout la protection des civils.

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