À Bagasola, chef-lieu du département de Kaya, l’organisation humanitaire Oxfam a réuni autorités locales, partenaires techniques et acteurs communautaires autour d’un atelier de capitalisation consacré à son projet de réponse humanitaire multisectorielle. Financé par le ministère fédéral allemand des Affaires étrangères (GFFO) et mis en œuvre par Oxfam Tchad en partenariat avec l’Association pour les Libertés Fondamentales au Tchad (APLFT), ce projet intervient dans les secteurs de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement (WASH), de la sécurité alimentaire et de la protection au profit des populations affectées par les crises dans le Sahel central, notamment au Tchad.

L’objectif de cette rencontre est de passer en revue les résultats obtenus, d’analyser les approches utilisées sur le terrain et de tirer des enseignements susceptibles d’améliorer la qualité et l’impact des futures interventions humanitaires dans la province du Lac. Les échanges ont permis de confronter les expériences des différents acteurs impliqués, tout en donnant la parole aux communautés bénéficiaires.

Intervenant lors des travaux, le responsable programme terrain par intérim d’Oxfam Tchad, Garba Yayè Issa, a mis en avant la valeur ajoutée de l’approche intégrée adoptée par le projet. Selon lui, la combinaison des actions en sécurité alimentaire, WASH et protection a permis de répondre aux besoins immédiats des ménages vulnérables tout en contribuant au renforcement de leur capacité à faire face aux crises récurrentes.

Il a également relevé que le projet ne s’est pas limité à des réalisations matérielles, mais a favorisé l’implication active des communautés, le renforcement des compétences locales et une meilleure synergie entre les services déconcentrés de l’État et les organisations humanitaires présentes sur le terrain.

Représentant le préfet du département de Kaya, le sous-préfet de Bagasola rural, Ali Abdramane Mbodou, a salué l’initiative d’Oxfam, qu’il considère comme un exercice indispensable de redevabilité et d’apprentissage. Il a estimé que cet atelier constitue un cadre approprié pour analyser à la fois les avancées enregistrées et les contraintes rencontrées, en vue d’orienter plus efficacement les réponses humanitaires futures.

Le représentant de l’administration a, par ailleurs, réaffirmé la disponibilité des autorités locales à accompagner toute action visant à améliorer les conditions de vie des populations et à renforcer leur résilience face aux chocs humanitaires.

Les différentes présentations des équipes du projet et des partenaires ont donné lieu à des discussions nourries, marquées par des contributions pertinentes et des recommandations pratiques. Celles-ci serviront de base pour améliorer la planification, la coordination et la mise en œuvre des prochains projets humanitaires dans la province du Lac.

À travers cet exercice de capitalisation, Oxfam et ses partenaires entendent consolider les acquis du projet et inscrire leurs interventions futures dans une dynamique d’apprentissage continu, au service d’une réponse humanitaire plus efficace, plus inclusive et durable au bénéfice des communautés affectées.

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