Un atelier de renforcement des capacités consacré à la traite des personnes et au trafic illicite de migrants s’est ouvert le 15 décembre 2025 à la Maison de la presse du Tchad. Initiée par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), à travers l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), en partenariat avec l’Union des Journalistes Tchadiens (UJT), cette session réunit une vingtaine de professionnels des médias pour deux jours d’échanges et d’apprentissage, du 15 au 16 décembre.
Selon le coordonnateur du projet PROMIS, Dr Koïbé Madjilem Roméo, cette formation a pour objectif de doter les journalistes d’outils nécessaires à une couverture médiatique rigoureuse, éthique et centrée sur la protection des victimes. Il a souligné que la traite des personnes et le trafic illicite de migrants sont des thématiques à la fois complexes et extrêmement sensibles, nécessitant une compréhension approfondie et l’implication de l’ensemble des acteurs sociaux afin de contribuer efficacement à la lutte contre ces fléaux.
Procédant au lancement officiel de l’atelier, le président de l’UJT, Abbas Mahamoud Tahir, a rappelé que ces pratiques constituent de graves atteintes aux droits humains et à la dignité de la personne. Il a insisté sur le rôle crucial du journaliste, à la fois informateur, acteur de sensibilisation et défenseur des valeurs fondamentales telles que la justice et la vérité. Pour lui, une couverture responsable exige la maîtrise des cadres juridiques, une approche fondée sur les droits humains et le genre, ainsi qu’un strict respect de l’éthique professionnelle, avertissant qu’un traitement inapproprié de l’information peut exposer les victimes et nuire à la cause qu’elle entend défendre.
