Réunis en sommet ce dimanche à Abuja, les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest CEDEAO ont adopté une position inflexible à l’égard des putschs. « Aucun coup d’État ne sera toléré », a martelé Omar Touray, le président de la Commission de l’organisation.

Face à la crise en Guinée-Bissau, les dirigeants ouest-africains ont exigé la libération immédiate des leaders de l’opposition arrêtés et ont réaffirmé l’impératif d’un retour rapide au pouvoir civil. Pour faire pression, une importante délégation, conduite par le président en exercice de la CEDEAO, sera dépêchée sur place pour un dialogue direct avec les militaires putschistes.

L’organisation assortit cette démarche d’une menace claire : des sanctions ciblées contre les hauts gradés de l’armée bissau-guinéenne seront prononcées si le régime refuse de se conformer à ses exigences.

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